Cinq questions à Fathi Mira, entraineur national de la Fédération Française de Savate Boxe Française

Deux groupes de la Fédération Française de Savate Boxe Française étaient présents en stage au Campus Sport Bretagne de Dinard, du dimanche 11 au vendredi 16 juillet. Entretien avec Fathi Mira, conseiller technique national (CTN) et entraineur national pour la FFSBF & DA. 

Quel était l’objet de ce stage ? Nous avions deux collectifs distincts sur ce stage. Il y avait tout d’abord l’équipe de France Combat qui finalisait sa préparation pour les championnats du Monde seniors masculins et féminins, qui auront lieu du 29 juillet au 1er août. Puis nous avions un groupe de combattants et combattantes repéré sur les compétitions, a qui nous faisions passer des tests pour en intégrer une quinzaine au Dispositif d’Accompagnement Individualisé (DAI) de la Fédération.

 En quoi consiste ce DAI ? C’est un dispositif qui a été mis en place il y a quatre ans à la Fédération. Il a pour objectif d’accompagner les sportifs dans leur programmation d’entrainement, tout en étant en lien avec leur coach de clubs. Via une application, accessible à la fois au sportif et à son entraineur, on créé un programme pour aider le combattant à distance, sur toute une saison sportive. Le programme est individualisé et adapté en fonction des échéances de chacun. Certains de nos combattants sont parfois isolés dans leur club et cela nous permet de les soutenir à distance, tout en observant leur évolution. Les membres de l’équipe de France bénéficient aussi de ce suivi. Les sportifs et leurs entraineurs entrent chaque jours les séances qu’ils ont pu faire, leurs sensations … et nous, au niveau de la DTN, nous recevons et traitons l’ensemble de ces paramètres. Aussi, quand ils arrivent en stage, on sait où ils en sont physiquement pour là encore nous adapter. C’est un travail qui demande beaucoup de temps mais nous avons un de nos collègues qui est très pointu sur ces questions et il suit tout cela de très près. L’objectif est d’aller vers nos athlètes, afin de proposer des séances qui doivent les aider à progresser.

Pour les combattants qui préparent les mondiaux, quel était la finalité de ce stage ? Sur ce stage nous étions sur de l’affûtage. Nous avions fait un gros stage qui avait duré presque neuf jours la dernière fois. Nous les avions mis dans le rouge avec l’idée qu’ils se remettent en question. Ce stage avait été très difficile physiquement et psychologiquement pour eux. Cette fois-ci, nous étions à l’inverse sur des séances plus courtes, plus spécifiques, plus adaptées au programme de la compétition qui nous attend en Autriche, à la fin du mois. Nous nous sommes levés tôt comme sur un championnat car les combats en compétition peuvent débuter dès 8h30. C’était réveil musculaire à 7h30 et entrainement à partir de 9h … au total nous avons fait trois séances journalières. Nous avions un médecin et un kiné sur ce rassemblement pour les accompagner dans leur récupération et soigner les petits bobos. On a profité aussi de l’espace récupération du Campus qui est mis à notre disposition avec notamment un bain froid. Ils étaient pesés tous les jours, pour qu’ils ne perdent pas les derniers kilos dans les derniers jours … tout doit se faire progressivement pour ne pas qu’ils soient dans le rouge avant la compétition.

Un objectif chiffré sur ces championnats du Monde ? L’objectif c’est de prendre tous les titres. On l’a déjà fait. Nous avons 14 athlètes présents et on veut récupérer tous les titres. Voilà (sourire).

Pourquoi venir au Campus pour votre stage terminal ?  Nous venons souvent sur le Campus sport Bretagne car nous sommes très bien accueillis et nous bénéficions d’une salle de boxe assez grande, avec des écrans que nous utilisons lors des stages. On va aussi à Toulouse car on a un Pôle France là-bas. L’idée est de jongler principalement sur les deux lieux et nous allons continuer ainsi.