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Thu Kamkasomphou se prépare pour les Jeux Paralympiques au Campus Sport Bretagne

Le Campus Sport Bretagne de Dinard accueillait ce week-end Thu Kamkasomphou (Tennis de Table) pour un stage de deux jours. Venue avec une relançeuse, la pongiste française s’entraine en perspective des Jeux Paralympiques de Tokyo qui auront lieu du 24 août au 5 septembre 2021. Quintuple médaillée paralympique, Thu Kamkasomphou est accompagnée par le Campus Sport Bretagne dans sa préparation pour cet événement international.

Interview 

Thu, dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques mois des Jeux ? Suite au report des Jeux Paralympiques, ça a été assez difficile car j’étais bien préparée pour y participer à l’été 2020. Aujourd’hui, comme tous les sportifs, je prends mon mal en patience. La préparation se passe vraiment très bien. Je n’ai pas de blessures et les sensations sont bonnes … il ne manque que les compétitions pour pouvoir évaluer si le travail effectué est bon ou pas.

Quel va être votre programme sur ces prochaines semaines ? Je vais notamment avoir des stages avec l’Equipe de France qui auront lieu à Montrodat (Lozère) et à la Maison du Handball à Créteil (94). D’un point de vue compétition, deux sont organisées en Juin, sur inscription. Personnellement, avec la crise sanitaire et le fait que près de 300 concurrents seront présents, je ne me sens pas d’y aller. Je préfère faire l’impasse, ne pas prendre de risque d’attraper la Covid et me concentrer pleinement sur la préparation de ces Jeux Paralympiques. J’ai la chance d’être déjà qualifiée pour Tokyo suite à mon titre européen remporté en simple en 2019. C’est un vrai confort.

Après deux médailles d’argent consécutives (Londres 2012 et Rio 2016), quel sera votre objectif sportif au Japon ? J’espère transformer la couleur de la médaille … pour qu’elle brille comme le soleil (sourire).

Expliquez-nous comment fonctionne l’épreuve de Tennis de Table aux Jeux Paralympiques. En handisport, nous avons dix classes d’handicap physique. De la classe 1 à la classe 5, cela concerne les sportifs en fauteuil roulant et de la classe 6 à la classe 10, ce sont les personnes qui peuvent pratiquer debout. Moi je fait partie de la classe 8, ce qui signifie que je suis touchée aux membres inférieurs et supérieurs. Je suis ainsi alignée avec une catégorie d’adversaires dont le handicap se rapproche du mien.

Qu’avez-vous travaillé sur ce stage au Campus Sport Bretagne ? Durant ce stage, je me suis concentrée sur le travail technique en réalisant des gammes et sur l’aspect tactique en travaillant sur différents schémas de jeu que je peux retrouver en match. J’ai également travaillé l’aspect physique en faisant de la marche à pied, car je ne peux pas courir depuis l’âge de 17 et demi (ndlr. Age auquel il lui a été diagnostiqué une périartérite noueuse). Je peux jouer une heure tous les deux jours. Avec mon handicap, je ne peux pas faire plus. Je ne suis pas comme toutes ces personnes qui peuvent jouer plusieurs heures par jour. Je connais mon corps et c’est grâce à cette stratégie que j’arrive à maintenir ce niveau international dans le temps. Quand je démarre un entrainement, je suis tout de suite dedans. Je sais que j’ai une heure devant moi et je dois directement être dans le qualitatif.

Le Campus Sport Bretagne souhaite bonne chance à Thu dans sa préparation pour les Jeux Paralympiques de Tokyo !