Les jeunes nageurs avec palmes rassemblés au Campus Sport Bretagne pour des tests et une détection

Comme l’an passé, plusieurs jeunes de la Fédération Française d’Etudes et Sports Sous-Marins (FFESSM) ont posé leurs valises au Campus Sport Bretagne pour un stage de détection durant ces vacances de la Toussaint. Reconnue de haut-niveau par le Ministère, la discipline brille à l’international : les juniors ont remporté trois titres européens lors du dernier championnat et les Elite se situent au 7è rang mondial. Maxime Bergeron (CTN de la FFESSM) supervise ce stage où les 16 meilleurs U16 de France sont convoqués. Il nous parle des objectifs de ce rassemblement et de la collaboration mise en place avec le Campus Sport Bretagne. 

Maxime, quel était l’objectif de ce stage ? Ce stage consistait à rassembler un collectif de 16 jeunes, garçons et filles, de moins de 16 ans dans un but de détection. Nous souhaitions leur faire passer une batterie de tests dans et en dehors de l’eau. Certains de ces tests étaient génériques à plusieurs disciplines sportives et d’autres étaient plus spécifiques à la nage avec palmes. Avec tous ces tests, nous allons pouvoir déterminer un profil de nageur avec deux enjeux principaux : trouver au fil des années des corrélations au niveau des athlètes qui percent pour mieux les identifier dans le futur et lister des jeunes espoirs auprès du Ministère des Sports. 

Vous aviez également mis en place ce type de stage l’an passé à la même période, pourquoi ?  Nous avons signé une convention en 2021 avec le Campus Sport Bretagne car nous avons sur place des conditions et des ressources adaptées à ce que l’on recherche. Sur ce stage, on a « récupéré » quelques jeunes nés en 2007 et 2008 qui étaient déjà venus l’année dernière. D’autres sont passés à l’étage supérieur. Ils ont performé sur des échéances continentales juniors. Ces jeunes étaient les plus forts de l’année dernière en terme de tests. Nous sommes donc confortés dans l’idée que notre batterie de tests de sélection semble aller dans le bon sens.

Pouvez-vous nous parler de ces tests ? Ce sont à la fois des tests assez élaborés car ils sont tirés de la littérature scientifique mais ils restent aussi assez basique dans le sens où ils sont reproduits dans différentes disciplines. Par exemple, en salle, on fait des tests de résistance sur vélo, des tests de force en musculation avec des appareils électroniques pour préserver les jeunes, des tests de posture sur des mouvements en musculation, de VMA, de détente verticale … l’idée étant de corréler ces tests avec ceux plus spécifiques liés avec notre pratique. Dans l’eau, ils ont fait un 25m pour la vitesse, un 75m pour la résistance lactique, un 600m pour la VMA. En faisant ces tests communs, on peut aussi comparer les populations entre elles et expliquer à nos jeunes, que sur tel ou tel test ils sont en dessous ou au dessus de la moyenne d’un sportif lambda, dans une catégorie d’âge donnée. 

Des échéances sportives sont-elles au programme pour ces jeunes ? Parmi les stagiaires qui étaient présents à Dinard la semaine dernière, six vont participer dans moins d’un mois (26 et 27 novembre) à une rencontre mondiale des jeunes en Hongrie. Cette épreuve est réservée aux moins de 16 ans et elle constitue pour eux une première étape vers l’équipe de France. On espère aussi retrouver certains de ces jeunes pour les championnats du Monde juniors l’été prochain qui se dérouleront fin juin au Caire (Egypte).