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Bilan de la saison avec les acteurs du pôle lancer ! 

Le pôle lancer qui s’entraine au Campus Sport Bretagne de Dinard, était constitué pour la première fois cette année de trois sportifs : Tom Reux (Senior), Maëlle Philippe (Senior) et Mathéo Lecoq (Junior 1ère année). Sous la houlette de Régis Quérard, ces trois lanceurs de disque ont vécu une année de transition mais l’objectif reste le même, notamment pour les deux seniors : se qualifier pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. 

« Passer à trois sportifs a demandé forcément plus de travail de mon côté mais pour la dynamique c’était très positif  » explique Régis Quérard. « Nous sommes un sport individuel à la base mais nous avons besoin de constituer un groupe pour tirer tout le monde vers le haut. Les moments de préparation où l’on souffre, c’est toujours mieux de les partager à plusieurs (sourire).« 

« Tom a été dans la continuité avec une certaine régularité, même si il n’a pas sorti cette grosse performance espérée. Pour Maëlle, qui était à Wattignies auparavant, c’était un changement complet de vie avec une nouvelle organisation à assimiler. Elle était sur une année d’adaptation et elle parvient à se classer 4è aux France. Mathéo, a beaucoup progressé grâce au groupe et il est passé de 36 à 44m en une saison. C’est un beau pas en avant !  » analyse Régis Quérard à l’issue de cette saison.

Entretien avec Tom Reux et Maëlle Philippe.

Tom Reux : « Une saison en demi-teinte » 

Quel bilan tu tires de cette saison ? C’est une saison en demi-teinte. Je bats mon record personnel et par la même occasion celui de Bretagne (60m86). J’ai aussi été plus régulier puisque je lance quatre fois à plus de 60m sur cette saison ce qui ne m’étais encore jamais arrivé. Je sens que j‘ai progressé … après je ne suis pas parvenu à sortir la grosse performance qui m’aurait permis de me qualifier pour un grand championnat. C’est ce qui est décevant sur cette saison. 

Comment tu te sens à l’entrainement ? A l’entrainement, j’ai de bonnes sensations. Je sens que je lance très loin mais il faut désormais que je reproduise cela en compétition. Je dois prendre plus de risques sur certaines compétitions pour que cette grosse perf’ puisse sortir. C’est par l’entrainement et le travail que j’y parviendrai. 

Tu as participé aux Jeux Méditerranéens en juillet, peux-tu revenir sur cet événement ? C’était à Alger et c’était une très belle compétition. Au bilan, j’étais sixième avant la compétition et je parviens finalement à me classer en quatrième position. Je suis forcément déçu de ne pas repartir avec une médaille mais je fais un de mes meilleurs concours en carrière : avec deux jets à 59m et un à 60,80m … à 6 centimètres de mon record. C’était la première fois que je lançais dans un tel stade avec près de 25 000 personnes ! C’était une belle expérience à vivre. 

Tu perds par contre ton titre de champion de France, frustrant ? Oui c’est frustrant car une semaine avant la compétition je me fais une contracture au pectoral ce qui m’a gêné pour être à 100%. En plus, la victoire se joue à 60m … c’était accessible. Je termine second du concours. 

Comment as-tu vécu l’arrivée de Mathéo et Maëlle dans ce pôle lancer ? C’était vraiment cool qu’ils intègrent le groupe. L’année dernière, j’étais tout seul donc c’est toujours positif d’être plusieurs pour se pousser quotidiennement sur les séances d’entrainement. Nous avons créé une bonne ambiance de travail tout en essayant de nous challenger quotidiennement sur les séances ! C’était un vrai plus. 

Maëlle Philippe : « Une année d’adaptation » 

Comment s’est passée ton intégration au Pôle Lancer de Dinard ? C’était surtout de l’adaptation. Je venais de Lille et tout était nouveau pour moi donc j’ai du trouver de nouveaux repères. La méthode était nouvelle par rapport à ce que je faisais auparavant. Je connaissais déjà un peu le coach et les athlètes donc tout s’est bien passé. J’étais bien entourée !

Avec Mathéo et Tom, comment avez-vous fonctionné ? On a appris à se connaitre et le côté amitié est arrivé assez rapidement. Nous étions assez complémentaires et on s’est bien entraidés. J’avais croisé Tom sur quelques championnats mais sans vraiment le connaitre finalement. On a toujours essayé de se provoquer dans le bon sens du terme, de se challenger entre nous pour pousser l’autre à aller plus loin. On était toujours dans l’entraide entre nous.

Qu’est ce que t’as apporté ce changement ? J’ai pu retrouver une stabilité. J’ai repris confiance en moi en reprenant des bases. Je n’ai pas réalisé la performance que j’avais en tête … c’est sorti plusieurs fois à l’entrainement mais malheureusement pas en compétition.

Tu penses qu’il t’a manqué quoi ? Le mental, la tête. Ce n’est même pas une question d’être prête physiquement car je l’étais … mais une compétition est toujours différente. Il y a toujours de nombreuses choses qui peuvent arriver, c’est très aléatoire. Cette incertitude de la compétition, c’est quelque chose que je ne gère pas encore assez bien. Un travail est mis en place et je sais que ça va venir avec le temps. Il faut faire confiance aux gens qui nous entourent !

Tu termines au pied du podium aux France, encourageant ou frustrant ? Frustrant ! Jusqu’au bout je pensais obtenir cette médaille de bronze et au dernier lancer, je perds la troisième place. Je n’ai pas de regrets car les filles qui sont devant moi ont déjà participé à des JO, et elles ont plus d’expérience. L’année prochaine, je monterai sur le podium aux France … ça sera forcément un de mes objectifs !

Article : Maxime Rannou / Photo : Benjamin Croizet